LEXIQUE :


        Biscuit - poterie biscuitée : Est appelé biscuit la poterie qui a été cuite une première fois.
Pour le grès, nous biscuitons à 900°C, la poterie reste alors poreuse et l'émail adhère bien à la poterie.
       Cendrage naturel :
nous utilisons le bois de pin, résineux, pour les cuissons. Ce bois fait beaucoup de flammes qui passent au milieu des poteries. Il arrive parfois que des cendres de ce pin arrivent à se déposer sur les poteries, ce qui crée un émaillage, un "cendrage" naturel, incontrôlé. c'est intéressant sur les pièces où il n'y a pas de décor, sinon cela peut masquer ce dernier.
        Chamotte : terre déjà cuite, qui a été broyée et incorporée à la terre crue.
Terre chamottée : terre qui contient des grains de chamotte.
        Coefficient de dilatation : en chauffant, la terre et l'émail se dilatent ; puis en refroidissant, ils se contractent.
S'il y a une trop grande différence de dilatation et de rétraction entre la terre et l'émail, la pièce casse.
        Couverte : émail transparent que l'on met sur des décors afin de les faire ressortir.
        Gelif, gelive : susceptible de se fendre sous l'action du gel.
       Paper clay :
mélange de terre et de papier dans différentes proportions en fonction de ce que l'on veut obtenir. Permet de travailler plus facilement la sculpture (collages facilités...).
        Temmoku : émail très riche en fer donnant des noirs et des bruns.
        Terre pyritée : terre qui contient des grains de sulfure de fer.
        Raku : technique de cuisson japonaise.
La différence entre une pièce en grès et une pièce en raku se situe au niveau de la deuxième cuisson : alors que pour le grès on cuit un ensemble de pièces jusqu'à atteindre 1 300°C, puis on laisse refroidir le four avec les pièces doucement (pour notre four à bois, on attend entre 1 jour et demi à 2 jours), pour le raku il en va tout autrement : on met dans le four à raku un petit nombre de pièces, puis on ouvre régulièrement le four pour surveiller à l'oeil la température que les pièces ont atteinte. Quand l'émail est nappé, rougeoyant, il a atteint la bonne température. On peut alors sortir les pièces (qui sont aux allentours de 900°C !) pour les poser sur de la sciure (ou tout autre matériau qui peut prendre feu : paille, copeaux de bois...) pour réaliser l'enfumage : la sciure s'enflamme du fait de la température élevée, ce qui crée un dégagement de carbonne. En fonction des zones (atmosphère plus ou moins réduite) l'émail change alors de couleur, ce qui crée ces variations de couleur si appréciées dans le raku.
NB : il faut choisir un émail qui a des variations de couleur importantes en fonction du degré d'oxydation, comme un émail contenant du cuivre par exemple (en fonction de son degré d'oxydo-réduction, la couleur de l'émail au cuivre varie entre différents bleus, verts, rouges, jusqu'à atteindre sa couleur cuivrée que nous connaissons tous quand il a été très réduit : il se trouve alors sous sa forme métalique).
Les craquelures : on peut les réaliser sur des émaux monochromes (dont la couleur ne varie pas avec l'enfumage, dans ce cas là, il ne sert à rien de faire l'étape d'enfumage telle que je l'ai décrire ci-dessus) ou sur des émaux versicolores. Il faut laisser refroidir doucement la pièce. Quand on entend la poterie "cliqueter", il faut alors la recouvrir de sciure. La sciure se consumme suffisamment pour teinter ces craquelures en noir, mais plus assez pour changer la couleur d'un émail qui réagit à l'oxydo-réduction.
Le refroidissement des pièces étant brutal d'une part, et d'autre part, le fait que les pièces n'ont été cuites qu'à basse température, fait que nous ne pouvons pas garantir l'étanchéité des pièces en raku.
En effet, pour les pièces cuites à basse température comme le raku, la faïence ou la terre vernissée,  la terre reste poreuse.  L'étanchéité  peut-être assurée uniquement par un émaillage irréprochable, ce qui ne peut pas être le cas pour le raku à cause des chocs thermiques, il y a toujours des craquelures dans l'émail.

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